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Page 2 sur 7 La cité d'Andésina Dans ce sanctuaire on a détecté une source sacrée dédiée au Dieu gaulois Grannus, puis à son équivalent romain Apollon, c’est un site majeur dans l’histoire gallo-romaine. D’ailleurs le nom de « Grand » provient de celui du dieu « Grannus ».
Cette cité se trouvait dans le «Pays des Leuques », pays constitué autrefois des villages des alentours : Naix aux Forges, Liffol le Grand ou encore Soulosse sous St Elophe. Ces derniers sont, comme Grand, des sites archéologiques riches de vestiges. Il est sûr que cette station était un lieu de culte important dans l’Empire : Constentin y effectua un pèlerinage marqué par une apparition d’Apollon, qui lui délivre un présage de victoire, annonçant un règne heureux et une longue vie. Cette vision est rendue publique quelques mois après dans le cadre d’un Panégyrique de Constantin prononcé à Trêves. Andésina fut citée dans l’itinéraire d’Antonin : sorte de guide donnant la liste des stations routières ; et sur la Table de Peutinger : carte des itinéraires routiers de l’Empire. Cette cité était éloignée des axes de circulation importants de l’Empire et pourtant si bien desservie par des axes secondaires disposés en étoile autour d’elle. Ce site archéologique est l’un des plus importants d’Europe ; les vestiges gallo-romains retrouvés sont impressionnants : un amphithéâtre, une mosaïque, des remparts, des galeries souterraines, des thermes, des voies romaines, … En bref, une mine d’or pour les archéologues.

Extrait de la Table de Peutinger
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