Image Depuis l'extérieur Grand semble n'être qu'un petit village rural du bout des Vosges et pourtant ce site porte les traces d'une occupation gallo-romaine plus que riche, cela reste encore un mystère : qu’étaient venus faire les Romains sur ce plateau oublié des routes importantes de l'Empire...

 

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    Son passé est encore bien présent aujourd’hui avec des vestiges retrouvés classés pour certains parmi les plus importants d’Europe.

    On y a aussi fait des découvertes datant du néolithique final (2500/1800 av. JC), ce qui montre la permanence de l’occupation de cet endroit.

    Son nom antique résonne encore dans ses rues tant l’importance du passé y est présente. Andésina…

 

 

La cité d'Andésina
 
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    Dans ce sanctuaire on a détecté une source sacrée dédiée au Dieu gaulois Grannus, puis à son équivalent romain Apollon, c’est un site majeur dans l’histoire gallo-romaine. D’ailleurs le nom de « Grand » provient de celui du dieu « Grannus ».
   

    Cette cité se trouvait dans le «Pays des Leuques », pays constitué autrefois des villages des alentours : Naix aux Forges, Liffol le Grand ou encore Soulosse sous St Elophe. Ces derniers sont, comme Grand, des sites archéologiques riches de vestiges.
   

    Il est sûr que cette station était un lieu de culte important dans l’Empire : Constentin y effectua un pèlerinage marqué par une apparition d’Apollon, qui lui délivre un présage de victoire, annonçant un règne heureux et une longue vie. Cette vision est rendue publique quelques mois après dans le cadre d’un Panégyrique de Constantin prononcé à Trêves.
Andésina fut citée dans l’itinéraire d’Antonin : sorte de guide donnant la liste des stations routières ; et sur la Table de Peutinger : carte des itinéraires routiers de l’Empire. Cette cité était éloignée des axes de circulation importants de l’Empire et pourtant si bien desservie par des axes secondaires disposés en étoile autour d’elle.   

    Ce site archéologique est l’un des plus importants d’Europe ; les vestiges gallo-romains retrouvés sont impressionnants : un amphithéâtre, une mosaïque, des remparts, des galeries souterraines, des thermes, des voies romaines, … En bref, une mine d’or pour les archéologues.


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Extrait de la Table de Peutinger 

 
L’amphithéâtre de Grand


    L’amphithéâtre faisait partie des plus grands de l’Empire ; en effet, sa capacité d’accueil était d’environ 17000 spectateurs et son grand axe mesurait 148 m. C’est le vestige le plus important de l’antique cité d’Andésina.

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La Mosaïque

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    La mosaïque découverte sous 2m de terre est l’une des plus importantes d’Europe. Ses dimensions sont impressionnantes : 224 m2 d’un seul tenant ! Elle pavait un édifice de type basilical dont la base des murs était plaquée de marbre.
Cette mosaïque est constituée de petits cubes de calcaire et de pâte de verre.
   

    Dans les angles du tableau central, on peut remarquer quatre animaux d’origines diverses : tigre et panthère ; ours ou chien et sanglier. Au centre (emblema), deux personnages semblent discuter mais les avis divergent sur leur identité.
   

    Elle a été protégée dès sa découverte (1883) par F. Voulot.

 

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Les galeries souterraines


    Grand était une cité de l'eau., Elle y était acheminée par des voies souterraines. Aujourd’hui une quinzaine de km d’entre elles ont été découvertes jusqu’à 12 m de profondeur ! Une centaine de puits sur 313 recensés permettaient l’accès à ces galeries. Il était possible pour un homme de circuler à l’intérieur en se tenant debout ou courbé.

 

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Le rempart


    Grand était protégé par un rempart de 1760 m de périmètre composé de 22 tours espacées chacune d’environ 80 m. Il aurait été construit à la fin du 1er siècle ap. JC. Quelques tours ont été dégagées et restaurées.

 

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Le « pays des Leuques »

 
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    La cité des Leuques recouvre en partie plusieurs départements actuels : la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et les Vosges. La limite de la civitas à l’époque gauloise doit recouvrir celle de la période gallo-romaine et correspond grosso modo au diocèse de Toul.

« Le pays des Leuques » est un ensemble de cités apparaissant toutes sur l’itinéraire d’Antonin :    

     
  

    - Grand (Andésina): la ville-sanctuaire.

 

    - Nasium (Naix aux Forges) : Cette cité était la capitale de ce territoire au Ier siècle ap. J.-C. Elle était située en contrebas de l’oppidum gaulois de Boviolles. D’après des données archéologiques, le village actuel ne représente que 10 % de la superficie qu’occupaient autrefois les gallo-romains ; en effet, à cette époque la cité faisait 120 hectares. C’était un important carrefour routier dont les vestiges sont très nombreux : mosaïque, temple, ou encore villas.

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    - Liffol le Grand : Cette agglomération correspondait au centre artisanal. Elle était située à une dizaine de km de Grand, dans la vallée de la Saônelle près de l’axe Lyon-Trèves. Les vestiges les plus impressionnants retrouvés sont des fours : four à chaux, four à tuiles, fours de potiers, four séchoir destiné au séchage et au fumage des viandes, le seul à régulation thermique connu à ce jour. Mais également des outils attachés aux métiers du bois, de l’agriculture et de l’élevage.

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    - Solicia/Solimariaca (Soulosse sous St Elophe) : A l’époque gallo-romaine il s’agissait de deux cités : Solicia (Soulosse) en contrebas et Solimariaca (St Elophe) 45 m au-dessus. Ce site correspondait à une station commerciale et les habitants exerçaient différents métier, comme le montre les vestiges de stèles funéraires.

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ILes habitants du "pays des Leuques" entrèrent dans le monde romain suite à la conquête de Jules César. Ne s’étant pas rebellé contre cette invasion et ayant donné des vivres, ils appartenaient à la catégorie des peuples libres mais soumis. C’est pourquoi leur réseau routier était assez développé.